Association Théosophique Contre les Fondamentalismes Religieux
Il appartient à chaque esprit de créer ses propres références.
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Le Conseil Constitutionnel a validé la loi. Sa motivation se résume à trois points fondamentaux:

  • 1) le voile intégral constitue un « danger pour la sécurité publique »,
  • 2) il ne répond pas aux « exigences minimales de la vie en société »,
  • 3) il place les femmes « dans une situation d'exclusion et d'infériorité manifestement incompatible avec les principes constitutionnels de liberté et d'égalité »
  • Voile islamique: le silence coupable des femmes françaises.

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    NOTES DU WEBMASTER:
    Vous vous apprêtez à lire des lignes absolument irritantes, suscitant à chaque mot colère et mépris. Si vous n'etes pas encore islamophobe ce sera l'occasion de le devenir.
    Cependant il faut se méfier d'une radicalisation du mépris envers une religion qui présente en occident une forme dégradée du message du prophète d'Allah, Mohammad. Il n'est que de se rappeler l'enseignement du martyr Mahmoud Muhammad TAHA, selon lequel seules les sourates de La Mecque avaient une portée universelle et restaient encore à accomplir, les autres ayant été dictées , dans des circonstances historiques précises et dépassées. Donc on peut par exemple considérer comme dépassés les passages médinois établissant les statuts inférieurs de la femme et des non musulmans, etc. Il existe donc bel et bien un islam intelligent qui n'est pas enseigné tant les musulmans, et certainement certains peuples maghrébins ont des rapports difficiles avec la sexualité.
    Ce sera une des tâches de ce site de retracer, retrouver cet islam intelligent et de le mettre en avant. Même si, en lisant le texte qui va suivre, vous pensez que c'est là une mission noble...mais impossoble.
    Bonne lecture.

    Elles traversent les cités comme des ombres, cachées sous d'amples tissus noirs, qui flottent autour d'elles quand elles marchent. Elles se disent salafistes, ou sont femmes de salafistes : des musulmans qui veulent vivre comme au temps des premiers compagnons du Prophète.


    Notre Salafiste number one persiste et signe dans une réponse adressée à "Hommelibre" alias John Goetelen. Oui la Loi Divine est au-dessus de tout, et OUI la lapidation est islamique. Face à un tel mur réthorique, copieusement arrosé de quelques centaines de milliers de nos francs grâce à une tribune insultante pour tous les malades du SIDA et les défenseur des Droits de l'Homme, que nous reste t'il en dehors de l'interdiction des minarets? Ou est le dialogue calmyrien? Le chantage des salafistes continuera t'il impunément à polluer notre Démocratie "presque laïque"? Je réponds pour John en reprenant quelques uns des arguments de notre stakanoviste de la Foi islamique, descendant du fondateur du chahidisme contemporain, c'était trop tentant.

    Des savants religieux étrangers leur imposent des normes toujours plus contraignantes. L'un d'eux a décrété que toute bonne musulmane devait porter le niqab, ce vêtement saoudien sous lequel disparaissent le corps et le visage. Si «le risque de tentation demeure», même leurs yeux doivent rester cachés, derrière des voilettes qui se nouent derrière la tête. Dans les cités, par dérision, les autres musulmanes les surnomment les «petits Zorro» ou les «rideaux mobiles». D'où leur vient donc cette phobie de la séduction féminine.

    Comment des femmmes françaises peuvent supporter la vision de ces fantômes en noir sans broncher? Cel reste un mystère.

    Elles marchent en regardant par terre, pour marquer l'effacement, la soumission...

    Toujours silencieuses, car les salafistes considèrent la voix de la femme impure en présence d'autres hommes que le sien. Les célibataires ne sortent pas sans un membre de leur famille. Et les femmes mariées, jamais sans l'autorisation de leur mari, même pour faire des courses. Leur obéissance est censée garantir l'accès au paradis. Pour elle comme pour l'époux. Une expression résume leur sort : «Sois le paradis sous les pieds de ton époux.»
    Incroyable, ahurissant: plus on lit, plus la colère gronde.

    Selon Saïda Kada, de l'association Femmes françaises et musulmanes engagées (1), «les salafistes perpétuent la culture patriarcale. Ils sont les premiers défenseurs du retour de la femme au foyer. Pour eux, celui qui veut changer le statut de la femme pactise avec le diable. Ils retrouvent dans cet islam une virilité perdue. C'est très tribal : comme ils vivent à l'écart de la société, ils s'en remettent au groupe. Et si la femme se comporte bien, c'est que le groupe se porte bien. Elle est l'honneur du groupe». Les femmes fréquentent très peu les mosquées, faute d'y trouver des espaces totalement non mixtes. Elles se retrouvent entre elles, accueillant à tour de rôle, pour les cours de religion dans les appartements. Définitivement absentes de l'espace public.

    Il y a quelque temps, l'une de ces jeunes femmes est venue dans une maison de Vénissieux, aujourd'hui fermée, où des femmes salafistes se réunissaient pour des cours. Elle a demandé conseil, car son mari, excédé de la pratique débordante de son épouse, ne voulait plus jeûner ni prier. On lui a conseillé de divorcer : «En ne priant pas, il est devenu mécréant et il n'est pas permis à une femme musulmane de rester avec un mécréant.»

    Dans cet univers très particulier, certaines jeunes femmes en viennent à chercher d'autres compagnes pour leur mari, «car les compagnons du Prophète avaient plusieurs épouses». D'autres, célibataires, passent des annonces sur des sites Internet pour trouver des maris salafistes. «Pour elles, le mariage est une problématique vitale, raconte un jeune universitaire parisien, qui fréquente des cercles salafistes, sans partager leurs convictions. Avec leur niqab, elles ne peuvent poursuivre leurs études, ni travailler. Le mariage devient le seul moyen d'accéder à un statut.»

    L'union suit alors un processus ritualisé. L'homme salafiste qui désire se marier en parle à un ami, salafiste comme lui. Celui-ci en parle à son épouse, qui fait passer l'information auprès de ses amies, salafistes. Si une jeune femme se déclare intéressée, les prétendants se voient chez ses parents à elle, en présence du père ou d'un frère. Ils parlent une heure ou deux (plutôt de religion), puis elle relève son foulard, afin qu'il s'assure tout de même qu'elle lui plaît. S'ils sont d'accord, le mariage se conclut rapidement.

    Dans les librairies d'influence salafiste (une dizaine en Rhône-Alpes), des ouvrages en français, généralement édités en Arabie Saoudite, détaillent chaque étape de la vie du bon musulman. Comment se laver, comment prier, comment être patient, comment faire l'amour à sa femme. L'un de ces livres, pudique, préconise par exemple, d'utiliser «l'endroit d'où provient l'enfant, en pratiquant les poses qui conviennent». Mais un autre prévient : «Il ne faudrait pas qu'il y ait plus de deux rapports par semaine, car, menace-t-il, de nombreuses relations sexuelles affaiblissent l'homme, produisent des tremblements, une paralysie et des crispations, affectent la vue et élargissent les conduits qui accumulent les restes visibles.» Un troisième recommande de ne pas faire l'amour «quand on a faim», ou «quand on est rassasié», ou quand on éprouve «de la joie ou de la tristesse», ou encore «quand on vient de vomir».

    Le salafisme progresse principalement dans les cités, auprès de jeunes de 15 à 25 ans, peu cultivés, ne maîtrisant pas l'arabe et connaissant mal, ou pas, leur religion. Dans une ville de l'Est lyonnais, une quinquagénaire, militante associative depuis plus de quinze ans, raconte le changement de quelques jeunes de son quartier. «Je les connaissais depuis tout-petits. Avec mon mari, on les a toujours poussés à sortir de leurs bêtises. Mais quand ils sont entrés dans la religion, comme ils disent, ils se sont mis à tourner la tête quand ils me voyaient, à ne plus m'adresser la parole.» L'un d'eux a pris le soin de lui expliquer qu'ils ne pouvaient plus lui parler, car elle était «une mauvaise musulmane», elle ne portait pas le foulard.

    Désolé d'être provocant, mais ce paragraphe illustre bien que le salamisme (et non l'islam vrai, noble) est une pratique spécailement adaptée pour séduire les imbéciles. N'oublions jamais que de toute façon, Allah ne supporte pas las "ratiocinateurs" et que donc on ensiegne pas aux petits musulmans à exercer leurs esprits critiques.

    Avant de culpabiliser les autres adultes de leurs cités, les salafistes fraîchement islamisés commencent souvent par faire la leçon à leurs parents. «Quand je suis entré dans l'islam, j'ai eu d'abord une phase très dure», raconte un trentenaire des Minguettes «traversé quelque temps» par le salafisme. «J'en voulais à mes parents de ne pas m'avoir appris ma religion. A mon père de ne pas m'avoir dit que la prière était obligatoire, de ne pas m'avoir appris à faire mes ablutions pour me purifier de mes pollutions nocturnes. Je leur disais : "Mais tu fais quoi, papa ? Tu fais quoi, maman ?" Je leur reprochais d'être de mauvais musulmans.»

    Des convertis devenus radicaux (c'est assez souvent le cas dans les cités) se sont vu conseiller de ne plus fréquenter leurs mécréants de parents. «Cette forme de salafisme, en repli total, est une vraie caractéristique de l'islam zupien, analyse le sociologue Ahmed Boubeker (2). Il prend sur des territoires cumulant désintégration sociale et familiale. Ce n'est plus le ghetto, c'est l'anomie. Quand même les contrôles communautaires disparaissent, il n'y a plus de garde-fou et les personnalités émergent, les plus rassurantes comme les plus menaçantes. C'est un mixage monstrueux entre la précarité et l'islam. Les discours les plus fous trouvent prise sur les zombis sociaux.»

    La mouvance salafiste abrite en France quelques jeunes gens très diplômés (autour de la mosquée de la Pyramide, à Vénissieux, par exemple). Mais ils restent très minoritaires. Comme dans tout processus sectaire, la majorité des fidèles a quitté tôt la scolarité, subi des crises identitaires, et se trouve déjà en rupture avec la société. La plupart ne maîtrisent pas l'arabe, et se trouvent totalement coupés de leurs racines. «Certains confondent Allah et Mahomet», se moque un militant proche des Frères musulmans. Proies idéales, ils cherchent des réponses simples aux questions compliquées.

    Le salafisme devient une voie aisée : il suffit de reproduire ce que faisaient les compagnons. Signe de cette sous-culture urbaine, les djellabas raccourcies se portent souvent sur des Nike pimpantes, avec des portables dernier cri au cou, parfois des chemises Versace, dont les logos se devinent en transparence. «Ils sont aussi mordus de bagnoles», complète Abdelaziz Chaambi, militant lyonnais du Collectif des musulmans de France, qui estime que ce salafisme revendiqué comme une marque comble «des gamins en carences sociales, affectives et psychiques»(. ..... Et intellectuelles ?)


    Avec les couleurs, cela change tout.

    Dans les cités, on «passe la paix», d'un signe de la main, à ces jeunes gens portant fièrement leur barbe et leurs habits saoudiens. On ne les appelle «les quakers» qu'en cachette. D'après Mahmoud Kalkoul, de l'association ODC (Organisation pour le développement des cultures), à Vaulx-en-Velin, «la tendance salafya convient parfaitement à des jeunes en rupture, qui rouillaient en vase clos dans leur quartier. C'est très pratique pour eux : elle leur impose de ne pas s'intégrer. Tu prends une apparence, tu restes rebelle, coupé de la société, et tu contestes tout, même ceux qui ne sont pas dans le même mouve que toi dans le quartier».

    Certains passent directement de la délinquance au salafisme. Dans le VIIIe arrondissement lyonnais, par exemple, quelques jeunes ont participé à des braquages en Suisse et des trafics de haschisch. Puis, vers 1999, ils ont versé dans le salafisme, fréquentant la salle de prière d'un foyer de l'arrondissement. Dans leur snack du quartier Moulin-à-Vent, à Vénissieux, ils tenaient les discours les plus radicaux, insultant même ceux des salafistes qu'ils trouvaient «trop light». Depuis, certains sont partis vivre en Arabie Saoudite. D'autres se sont calmés.

    Un éducateur qui a travaillé à Vénissieux raconte comment les salafistes, dans les cités, «entretiennent soigneusement le fossé» entre la société française et les jeunes. «Pour eux, les musulmans n'ont pas leur place ici. Ils doivent se préparer à faire leur hijra (à émigrer dans un pays musulman). Ils répètent que les Français ne nous aiment pas, qu'ils ne nous aimeront jamais, que les jeunes auront beau mettre des minijupes ou des boucles d'oreilles, ils ne pourront pas s'intégrer. Qu'à force de s'adapter, ils vont se perdre, sans décrocher pour autant de travail ou d'appartement.»

    Ont-ils vraiment tord, ces jeunes musulmans à penser cela? Il existe bien des possibilités d'adaptations, mais seulement lorque la proportion d'immigrés reste maîtrisable parce que les enseignant peuvent y consacrer du temps. A défaut d'optenir des qualifications, de se sentir humiliés par leurs échecs scolaires, que leur reste-t-il comme autre espoir de revalorisation à leurs propres regards que l'adhésion à une religion dure qui leur donnera le sentiment de protection? Rappelons cet expression d'un élève qui nargait un professeur qui lui rendait son devoir: "ce n'est pas moi qui me suis mis une mauvaise note, M'dame, c'est vous?".
    Il y a un autre phénomène qui n'est pas cité dans ce texte, c'est le phénomène de la démocratie. La démographie des quartiers musulmans est plus dynamique que dans le reste du territoire français, du fait même du salamisme et du peu de cas que celui-ci accorde aux femmes. De ce fait l'importance grandissante du groupe risque de leur donner un sentiment de puissance. Très très ennuyeux toutes ces considérations.

    D'autres discours, plus durs, circulent. «Ils finiront par nous parquer comme ils l'ont fait aux juifs», répètent certains à Vénissieux. Ils surfent sur les discriminations, se nourrissent des injustices. La société m'exclut ? C'est moi qui la rejette. Ce que Chérif Ferjani, politologue lyonnais spécialiste des rapports entre le politique et le religieux dans l'islam (3), résume d'une fable orientale. «C'est l'histoire d'un chacal qui voulait manger un régime de dattes. Il tente de les attraper par tous les moyens, puis comme il n'y parvient pas, il finit par pisser dessus et dit : "J'en veux pas de vos dattes, elles sentent vraiment la pisse."»

    (1) Auteure de «l'Une voilée, l'autre pas», (Albin Michel, 2003) avec Dounia Bouzar, anthropologue et membre du Conseil français du culte musulman.
    (2) Dernier ouvrage paru : «les Mondes de l'ethnicité» (Balland, 2003).
    (3) «Islamisme, laïcité et droits de l'homme» (L'Harmattan, 1991).

    Source Libération
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