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    Cette page est inspirée de la lecture par le groupe théosophique de l'ouvrage de Tariq RAMADAN " ISLAM La réforme radicale" présenté sur ce site dans la rubrique "Bibliographie".
    C'est toujours avec l'objectif prioritaire de désamorcer la bombe islamique sur le territoire européen que cette étude a été entreprise, et c'est pourquoi nous limiterons les commentaires à de simples questionnements. Simplement, l'étude de l'islam à partir d'une conscience laïque européenne libérée de toute croyance se révèle malgré tout hautement périlleuse. Chaque question, même la plus naïve est une étincelle en puissance.

    Pour commencer, nous célebrerons l'immense talent qu'accordé Allah à Tariq RAMADAN. Personnalité déjà médiatiquement brillante, Tariq se révèle un écrivain talentueux, un historien de l'islam de première importance. En bref un intellectuel d'un tel niveau qu'il n'est pas certain que les qualités réunies de notre groupe théosophique en soient à la hauteur pour pouvoir en glauser.
    Toutefois nous faillirions à notre devoir de conscience de ne pas présenter aux internautes honnêtes toutes les tentatives authentiques de savants islamiques de rendre l'Islam et le Coran compatible avec les connaissances scientifiques de notre époque qui rétrécit sans cesse l'interprétation divine ou surnaturelle de notre univers au profit d'une vision naturelle. Même si ces découvertes scientifiques donnent le vertige aux savant et mathématiciens obligés pour le coup à se référer à certains enseignements ésotériques millénaires, toute forme de croyances anciennes restrictives deviennent désormais obsolètes pour laisser la place à un Nouveau Savoir en cours d'élaboration.

    Cher(e) internaute, puisque vous voici sur cette page, et que vous n'avez pas le temps de vous plonger dans cett ouvrage dense de 400 pages de tariq RAMADAN, voici donc une présentation de "La réforme radicale" agrémentée de nombreux extraits qui nous paraissent essentiels. A vous d'entirer la "substantifique moelle".


    un ouvrage essentiel. Mais arrive-t-il trop tard pour inverser la tendance à la radicalisation de l'islam

    page 21
    " De nombreux savants ('ulamâ'), de même que des intellectueles ou des musulmans ordinaires, s'opposent à l'usage du terme "réforme" car ils y voient un triple danger quant à la fidélité à la tradition islamique. Pour certains , "réformer" l'islam voudrait dire - ou paraîtrait vouloir dire - changer l'islam, le dénaturer afins de l'adapter à l'époque contemporaine, ce qui n'est pas acceptable pour une conscience croyante.. La deuxième critique proveint de celles et ceux qui vient dans la "réforme" une donnée étrangère, une approche importée de la tradition chrétienne pour faire vivre à l'islam la même évolution que le christianisme et lui faire perdre sa substance et son âme. La troisième critique s'appuie sur le caractère universel et "atemporel" des enseignements de l'islam qui n'ont donc pas besoin de "réforme" et peuvent s'appliquer en tout temps.

    Ces critiques, souvent formulées de façon très générale, posent de sérieuses questions et appellent des réponses précises. L'intention louable et clairement affichée de protéger l'islam des déviances et des trahisons ne peut néanmoins pas 'exprimer ni s'imposer en refusant toute approche critique quant à la fidélité requise au message universel de l'islam. D'aucuns, en refusant l'aliénation - se pencher selon les catégories de la tradition chrétienne par exemple-, en viennent à promouvoir une aliènation plus profonde encore en identifiant comme "étranger" ce qui pourtant ressortit de la tradition islamique elle-même: cette ignorance de soi, nourrie par la peur de changer, de se perdre ou plus généralement la "peur de l'autre", est l'un des dangers majeurs qui guettent la conscience musulmane contemporaine.

    Tajdîd et islâh

    En sus de la notion d'ihyâ (revivification) à laquelle nousa vons fait référence avec l'oeuvre d'al-Ghazâlî, on trouve dans le lexique des sciences islamiques deux concepts tirés des sources scripturaires et qui renvoeint directement à l'idée de "réforme" et de "renouveau" . Le terme tajdîd est très présent dans la littérature islamique contemporaine( et de façon particulièrement récurrente depuis cent cinquante ans) ; il signifie littéralement "renouvellement", " renouveau", voire "rajeunissement" ou "régénération". On trouve la racine verbale de ce substatif dans un hadîth célèbre du Prophète: "Dieu enverra chaque cent ans à cette communauté [musulmane] qui² renouvellera [yujaddidu] sa religion ".
    Cette tradition prophétique est d'une importance majeure, et son sens et sa portées ont fait l'objet d'innombrables commentaires à travers les âges. Ce qui est unanimement établi dans le crédo musulman (al-aqîda) c'est que le Prophète de l'Islam est le dernier des Messagers et qu'il clôt définitivement le cycle de la prophétie. Ce dont le hadîth nous informe, c'est que la communauté musulmane sera neanmoins accompagnée et guidée à travers les siècles par des savants et/ou des penseurs qui l'iaderont, selon une périodicité d'environ cent ans, à "régénérer" et à "renouveler" la religion islamique. Bien entendu, ce renouvellement islamique (tajdîd ad-dîn)ne concerne pas un changement dans les sources, les principes et les fondements de l'islam, mais bien dans la compréhension de la religion et dans la façon de l'appliquer et de la vivre selon les différentes époques ou les divers lieux. C'est très exactement de cela qu'il s'agit: les sources scripturaires (le Coran et la sunna) restent les références premières et les fondements de la foi et dans la pratique demeurent ce qu'ils sont; c'est notre lecture, notre compréhension des textes qui seront "renouvelés" par l'apport de savants et intellectuels qui nous feront percevoir de nouveaux horizons en revivifiant en nous la foi atemporelle tout en stimulant nos intelligences afin de nous permettre de faire face aux défis de nos époques respectives." ..........

    Tariq RAMADAN

    Ce premier extrait permet à la fois de planter dans le décor à la fois les ambitions et les difficultés de l'auteur dans l'élaboration d'un avenir pour l'islam par le renouvellement de la Foi dans la continuité. Le changement dans la continuité, on connaît cela en France, n'est-ce pas!.
    Tout au long de son étude de l'islam, le groupe a éprouvé de grandes difficultés à déterminer comment et par quel cursus de formation un musulman peut devenir un Savant reconnu à la fois par la oumma et par les peuples infidèles.
    Une autre difficulté qu'à rencontrer le groupe, c'est dans la définition que peut donner un musulman au mot "intelligence" dans la mesure ou l' islam certifie qu'Allah est créateur de tout, y compris les pensées, les sentiments et les volonté. dans ces conditions le mot "intelligence" peut-il s'appliquer à un individu ou seulement à la communauté musulmane, la Oumma?

    Mais continuons notre progression à travers l'ouvrage.

    page 23
    " C'est également le sens du concept d'islâh que l'on trouve à plusieurs reprise dans le Coran et dans certaines traditions prophétiques (abâdîth) et qui véhicule l'idée d'amélioration, d'assainissement, de réconciliation, de rénovation de réparation et de réforme. C'est le sens que transmet le prophète Shu'ayb à son peuple lorsqu'il affirme dans le Coran: "je ne cherche pas à m'opposer à vosu en ce que je vous interdis mais je ne cherche que la réforme [l'amélioration, l'aissainissement, al-islâh] dans la mesure de mes moyens (Coran 11,88)". Ainsi les messages divins à travers les siècles sont-ils venus réformer la compréhension humaine et les messagers sont des muslibûn qui apportent le bien, réconcilient les humains avec le divin et réforment les sociétés pour le meilleur. Dans la notation d'islaâh il y a l'idée de redonner à l'objet en question (un coeur, une intelligence ou une société) son état originel ou ledit objet était considéré comme sain et bon: il s'agit d'amémliorer de guérir, en re-formant, en réformant..

    On comprend alors que les deux notions de tajdîd et d'islâh traduisent la même idée de réforme et sont en même temps complémentaires car la première, dans la compréhension courante de son usage, renvoie à la priorité à la relation aux Textes (mais pas exclusivement), alors que la seconde concerne surtout la réforme du contexte humain, spirituel social ou politique. Cette revivification de la foi et de la religion à travers une approche constamment réformée de l'intelligence des Textes (tajdîdiyya) et de l'intelligence des contextes (islâhiyya) participe fondamentalement de la tradition islamique et ce depuis son origine......
    On pourrait continuer sur notre lancée et finalement rpeorduire le livre. Le ton est donné et il va se poursuivre sur les quelques trois cent quatre vint pages de l'ouvrage.
    Comme on peut le constater le styles est aisé, la dialectique claire, mais sera-ce suffisant pour persuader les musulmans traditionnels d'opérer une nouvelle lecture de leurs textes sacré? Cela est moins certain.

    L'APPROCHE DÉDUCTIVE

    Dans le chapitre 3 Tariq RAMADAN s'intéresse beaucoup aux travaux savants d'un imam, Muhammad Ibn Idrîs ash Shâfi'î (151/767_204/820) (la première date correspond au calendrier lunaire islamique - ce qui permet de situer le savant dans le temps par rapport à Mahommet).


    « L'une des paroles les moins bien comprises de l'Imâm Ash Shâfi'î est sa célèbre phrase : « Lorsque l'authenticité d'un hadîth est établie, alors c'est mon madh-hab. » Les savants de l'école [shâfi'ite] ont expliqué, contrairement à l'approche des « salafis », que ce principe s'adresse aux juristes capables de distinguer les ahâdîth abrogeant et authentiques des ahâdîth abrogés et faibles ainsi que de dériver les règles en rassemblant les preuves d'après les principes de la Sharî'ah et ceux de la langue Arabe. (source:http://www.at-tawhid.net/article-la-juste-comprehension-de-la-parole-de-l-imam-ash-shafi-i-lorsque-l-authenticite-d-un-hadith-est-etablie-alors-c-est-mon-madh-hab-jibril-al-haddad-an-nawawi-47130908.html)

    page 64
    L'imâm ash-Shâfi'î avait défini le droit et la jurisprudence islamique (fiqh) d'une façon synthétique; Cette définition a traversé les siècles et est devenue une référence parmi les spécialistes au delà des différentes écoles juridiques. Le fiqh, selon lui, c'est "la connaissance des règles [révélées] du droit [islamique lieées à l'action humaine] et extraites des sources [scrituraires] spécifique ". Dès l'origine, suivant l'exemple du Prophète et des compagnons, les musulmans s'attellent à "extraire" des sources scrituraires du Coran et des traditions prophétiques (sunna) des règles et des prescription qui leur permettent de réguler leurs actions dans leur société respectives, d'abord à Médine, puis dans le Hijâz, puis enfin sur toute l'étendue du monde musulman après sa rapide extension. Cet exercice était naturel, nécessaire et impératif pour les lesmusulmans voulant rester fidèles à la Révélation tout en faisant face à de nouveaux environnements, à de nouvelles réalités, et cultures.

    Ces lignes sont importantes. Elles contredisent les islamophobes qui prétendent que l'islma ne peut pas évoluer car trop archaïque. Mais en même temps Tariq RAMADAN enfonce le clou sur le fondamentalistees qui résident dans un pays dont la culture judéochétienne n'est celle de leurs pays d'origine. Non seulement les musulmans qui vivent dans les pays européens ne veulent pas "évoluer" ou à tout le mons "réformer le fiqh pour mieux s'insérer dans les pays d'accueil, mais revendique l'islam traditionnel; le salafisme, celui du temps des compagnons du Prophète.
    Dans ces conditions nul ne peut prévoir quel sera le destin de cet ouvrage, mais il est certain que nos élides devraient s'en emparer pour dialoguer avec el comité représentatif des musulmans de France pour entreprendre une réforme de la pratique religieuse des musulmans et la mêttre en conformité avec les traditions laïques des français.

    Seulement voilà, au fur et à mesure de l'avancement de nos travaux, est apparu un nouveau sujet de discorde qui risque bien de compliquer, voire de l'anihiler, une réforme de l'islam. En effet, comme cela est écrit dans l'encadré, l'authenticité des hadiths n'est pas toujours établie? De fait aucun travail d'exégèse ne peut être correctement établi.

    L'école HANAFITE et l'APPROCHE INDUCTIVE


    extraits des pages 72 et 73: "L'imâm Abû Hanifa (82/699 - 150/767) fut l'un des plus éminents savants de la tradition juridique de l'Irak et donc des partisans de l'opinio, 'ahl a-ra'y). Il n'a pas écrit lui-même sur sa pensée, ses méthode et ses conclusions, mais ce sont surtout ses élèves - au premier rang desquels Abû Yûsuf, Muhammad ibn al-Hassan ash Shaybânî et Zafar ibn Hudhayl - qui nous ont éclairés sur sa méthodologie. Il n'existe pas de certitude concernant la façon dont a été écrit son célèbre recueil de traditions prophétiques (ahâdîth); al-Musnad, mais il semble que ce sont surtout ses disciples qui ont, sous son autorité et avec sa relecture, élaboré cet ouvrage qui respecte l'ordre des chapitre des ouvrages classiques du fiqh.

    L'imâm Abû Hanîfa a vécu une époque antérieure à celle d'ash-Shâfi'î; il ne faisait pas face aux même défis. Le premier prolongeait l'élaboration juridiqe des compagnons du prophète et de la génération qui les avaient suivis (at-tâbi'ûn) dans une ville au foisonnement intellectuel centenaire, alors que le second - avec son oeuvre ar -Risâla - faisait un travail de clarification , de synthèse et de recadrage normatif face aux excès et aux divergences juridiques qui se multipliaient à son époque........
    .......Loin du Hijâz, avec un nombre limité de traditions prophétiques à disposition, Abû Hânifa va chercher la connaissance auprès d'un maximum de sources possibles et il élabore sa propre méthodologie, qui deviendra, par l'engagement de ses disiciples, une école de droit (madhhah) reconnue et respectée. L'époque d'Abû Hânifa, contrairement à celle de ash-Säfi'î, est surtout mue par al production juridique rendue nécessaire par le lieu lui-même: Loin de la mecque et de Médine, il fallait trouver des solutions nouvelles à de nouveaux défis. ....

    Alors pourquoi n'existe-il pas une nouvelle école juridique (mahddah) dans les pays d'accueil d'immigrés musulmans afin d'adapter l'islam aux réalités nouvelles qui sont les leurs, au lieu, il faut le marteler dans un retour à la pratique d'un islam traditionnel complètement décalé que les peuples européens vivent comme autant de provocations?

    Pourquoi le salafisme ne subit -il pas de critiques sévères d'imams reconnus par la oumma-diaspora en France et en Europe?
    Nous posons ces questions et ne proposons pas encore de réponses satisfaisantes. Juste des intuitions déplaisantes inspirées par la structure floue d'un islam qui ne dispose pas d'un clergé universel reconnu. Peut-être devrons nous déplorer également une immigration non sélectives composée de musulmans peu scolarisés ou peu éduqués qui ont emporté avec leurs croyances primitives? Allez savoir!

    • LES AUTRES CHAPITRES de la deuxième partie

    • L'École DES MAQÂSID
      (les objectifs supérieurs du droit)
    • Une synthèse

    Ouvrage en cours de lecture et d'étude. Merci de votre patience
    Pour autant, vous en savez déjà assez pour votre éducation personnelle. Nous pourrions nous arrêter au travail déjà réalisé, mais ce ne serait pas rendre justice à l'importance de l'ouvrage et à ce qu'il implique.

    A bientôt.
    le 30 mai 2010.